Handicap

Pose de la première pierre de l'unité autiste à Morhange : FOCUS sur les articles du Républicain Lorrain

Pose de la première pierre de l'unité autiste à Morhange : FOCUS sur les articles du Républicain Lorrain

24 Septembre 2018

"La journée du 19 Septembre 2018 est à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire
de L'IMPRO de Morhange.

En effet, sous un magnifique soleil, les professionnels et les usagers de la future unité autiste ont eu le plaisir et l'honneur d'accueillir un nombre important de personnalités, dans le cadre d'une belle cérémonie, qui a scellé la pose de la première pierre.

Cette cérémonie a été également l'occasion de mettre en avant l'ancrage du CMSEA au sein de la commune de Morhange,  et de rappeler à nos partenaires les missions du pôle handicap et plus globalement de l'association, en direction des publics qui lui sont confiés."

Christian STINCO
Directeur de l'Impro de Morhange


Commencée en avril 2018, la construction de la future unité autiste à l'IMPro de Morhange vient d'être officiellement lancée. Les travaux devraient être terminés en juin. Les locaux seront investis en septembre 2019.
 

Le chantier de l'unité autiste est lancé

 

« C'est génial ! », lance Loïc, jeune usager de l'IMPro atteint de troubles autistiques en découvrant le rez-de-chaussée encore en travaux de la future unité autiste de l'IMPro de Morhange. Il imagine l'ascenseur dans la cage encore en agglos.

Mercredi, un parterre d'élus, des membres de l'IMPro, du monde médical, etc., s'était réuni pour participer à la pose symbolique de la première pierre de cette future unité. « Je vois que vous antidatez même les dates sur les agglos », s'amuse le Abdelali Fahine, le directeur général du Comité Mosellan de Sauvegarde de l'Enfance, de l'Adolescence et des Adultes, association gérant l'IMPro. Une manière pleine d'humour de souligner le décalage entre ce mercredi de septembre et la date figurant sur la première pierre : « 10 juillet 2018 ».

Au futur rez-de-chaussée, Christian Stinco, le directeur de l'IMPro de Morhange, a le sourire aux lèvres.
 

« Ce bâtiment nous permettra d'offrir un cadre architectural adapté aux jeunes souffrant de troubles autistiques. »


Actuellement hébergés à l'internat de l'IMPro, les locaux sont fonctionnels, mais pas au plus près des besoins spécifiques de ce public. Le rez-de-chaussée du futur bâtiment comprendra : des salles d'activités pédagogiques, éducatives, de motricité, et d'éveils des sens (Snoezelen, NDLR). Le premier étage offrira 12 chambres individuelles et 3 autres pour les demi-pensionnaires. « On voulait qu'ils aient aussi un espace personnel à eux. » Les jeunes ne sont pas les seuls à être impatients : « Vivement que ce soit terminé, assure Laurence, éducatrice spécialisée à l'unité d'accompagnement adapté. Dans ces locaux, le travail individuel pourra être plus complet et plus assidu. »

La construction de cette unité n'est que la première partie d'un vaste projet de réhabilitation. Une fois l'unité terminée et ouverte en septembre 2019, l'internat actuel, composé de chambres collectives, sera réhabilité.
Photo du Républicain Lorrain paru le samedi 22 septembre 2018
Rédacteur : Marie GALL
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Une bouteille à la mer   Alors que la première pierre allait être scellée dans le béton, les jeunes de l'IMPro, qui intégreront l'unité autiste, ont apporté des dessins et des outils d'apprentissage qu'ils utilisent au quotidien. Un parchemin racontant cette journée y a également été intégré.

L'ensemble des documents a été scellé dans une capsule à l'intérieur de l'agglo customisé pour ce lancement de travaux. Marjorie Fischer, cheffe de service de l'unité d'accompagnement adapté, a présenté l'usage des documents.

Les jeunes ont remis les dessins et les messages qui ont été encapsulés dans l'agglo souvenir, gravé de la date du début des travaux.

Article et Photo du Républicain Lorrain paru le 22/09/2018
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Marc Daviot et Philippe Grangé Architecte et ingénieur

 

À la tête de la conception de la future unité autiste, Philippe Grangé et Marc Daviot, architecte et ingénieur, ont bûché très dur pour concevoir un bâtiment adapté au plus près des spécificités des jeunes atteints de troubles autistiques.
 

Comment avez-vous conçu ce nouvel espace ?

Marc DAVIOT : « Nous avons visité beaucoup d'établissements de ce type dans le Grand Est. Nous avons entendu les directeurs, écouté ce qui leur paraissait adapté et trouvé des solutions pour les défauts qu'ils nous ont signalés. On est parti de la création de l'environnement intérieur avant de penser à l'esthétique du bâtiment, aux contraintes d'urbanisme, etc. »
schéma directeur en fonction des spécificités en collaboration avec les intervenants. On a pris en compte les besoins, avant d'en faire un beau bâtiment. J'ai aussi lu une thèse sur l'autisme. Il fallait penser à l'usage : par exemple, créer des couloirs pour éviter que les jeunes s'y perdent, mais aussi faire en sorte que les éducateurs ne soient pas obligés de laisser des jeunes seuls. »

 

Ce type de conception, où l'on pense au bien-être des résidents, avant l'esthétique du bâti, est-ce une manière de faire intéressante pour vous ?

P. G. et M. D. : « L'idée, c'est de ne pas concevoir pour concevoir. C'est une philosophie, une démarche de société. Par exemple, quand il fallait faire des arbitrages pour respecter le budget, nous privilégions le choix des matériaux pour l'usage, l'intérieur, avant de penser à la façade, etc. »
 

Viendrez-vous vous voir comment vivent les jeunes dans ce bâtiment ?

P. G. et M. D. : « Oui, bien sûr. On a hâte qu'ils rentrent dedans. Les travaux devraient se terminer en juin 2019, pour qu'ils puissent l'utiliser à la rentrée de septembre. »

Photo et article du Républicain Lorrain paru le 22/09/2018
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